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Combien vaut une entreprise en difficulté ?

La valeur d'une entreprise en difficulté s'estime à partir de son chiffre d'affaires, de sa rentabilité et de son secteur, fortement décotée par la procédure collective, le passif et les conditions de reprise.

Évaluer une entreprise en difficulté n'a rien d'évident : sa valeur dépend de ce qui est repris (titres ou actifs), du contexte de la procédure et du risque assumé par le repreneur.

Les méthodes d'évaluation

Plusieurs méthodes coexistent : les multiples de chiffre d'affaires ou d'excédent brut d'exploitation (EBE) propres au secteur, la valeur patrimoniale (actif net réévalué) et l'actualisation des flux de trésorerie futurs.

Pour une société saine, on applique un multiple sectoriel au CA ou à l'EBE. Pour une entreprise en difficulté, ce résultat est fortement décoté : le repreneur intègre le risque, le passif éventuel, le besoin de trésorerie et l'effort de retournement.

L'effet de la procédure collective sur le prix

En redressement ou en liquidation, la cession porte souvent sur les actifs et l'activité (plan de cession) plutôt que sur les titres : le passif n'est pas repris, mais le prix se concentre sur le fonds, les contrats et les emplois conservés.

Dans une reprise à la barre, c'est le tribunal qui choisit l'offre, en pondérant le prix, le maintien de l'emploi et les garanties — pas uniquement le montant proposé.

Ordre de grandeur

À titre purement indicatif, la valeur de reprise d'une société en difficulté se situe fréquemment entre une fraction et la moitié de la valeur d'une société saine équivalente. Une estimation fiable suppose l'examen des comptes, du carnet de commandes et du passif par un expert-comptable.

Re-up.fr publie un score de reprenabilité (0-100) qui hiérarchise les opportunités, mais ne se substitue pas à une évaluation professionnelle.

Questions fréquentes

Comment estimer le prix d'une entreprise en redressement ?
On part d'un multiple sectoriel appliqué au chiffre d'affaires ou à l'EBE, auquel on applique une décote liée à la difficulté (risque, passif, trésorerie). En plan de cession, le prix porte sur les actifs et l'activité, pas sur les titres. Une évaluation fiable nécessite l'examen des comptes par un expert.
Une entreprise en liquidation a-t-elle encore de la valeur ?
Oui : même en liquidation, le fonds de commerce, les actifs, les contrats, le savoir-faire et les salariés formés ont une valeur. Une reprise à la barre permet de l'acquérir sans reprendre le passif.
Le prix le plus élevé l'emporte-t-il toujours à la barre ?
Non. Le tribunal arbitre entre le prix, le maintien de l'emploi et les garanties de l'offre. Une offre mieux-disante sur l'emploi peut être préférée à une offre plus élevée financièrement.

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Contenu informatif à caractère général, fondé sur le Livre VI du Code de commerce — il ne constitue pas un conseil juridique. Pour votre situation, consultez un avocat ou un mandataire de justice.